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	<title>Infogramme &#187; Bibliothèques</title>
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		<title>Projet 995: Bibliothèques modulaires intelligentes</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 21:05:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Audette-Chapdelaine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives de Infogramme]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèques]]></category>
		<category><![CDATA[Meubles]]></category>
		<category><![CDATA[Mille idées de projets]]></category>

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		<description><![CDATA[Parmi les choses améliorables de ce monde, on peut sans doute compter le mobilier de bibliothèque. Le mobilier d&#8217;un lieu détermine pour beaucoup l&#8217;ambiance qui s&#8217;y trouve: c&#8217;est donc un aspect fondamental à ne pas négliger. Si on souhaite que les usagers de bibliothèques se sentent bien, il faut leur créer un contexte agréable et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi les choses améliorables de ce monde, on peut sans doute compter le <a href="http://www.carrmclean.ca/CategoryGroupBrowser.aspx?CategoryID=679">mobilier de bibliothèque</a>. Le mobilier d&#8217;un lieu détermine pour beaucoup l&#8217;ambiance qui s&#8217;y trouve: c&#8217;est donc un aspect fondamental à ne pas négliger. Si on souhaite que les usagers de bibliothèques se sentent bien, il faut leur créer un contexte agréable et chaleureux, et éviter les meubles austères et intimidants. Les étagères métalliques peuvent sans doute se distinguer par leur bas prix et leur durabilité, mais avouons qu&#8217;elles évoquent davantage l&#8217;entrepôt que le «salon urbain».</p>
<p>À Montréal, les tables de travail ergonomiques en bois de la Grande bibliothèque, conçues par <a href="http://www.dallairedesign.com">Michel Dallaire</a>, ont de quoi séduire. Hélas, les bibliothèques noires et imposantes qui meublent les étages contrastent, par leur lourdeur, avec l&#8217;ambiance chaleureuse du mobilier en bois clair et des superbes <a href="http://www.beaubois.ca/ebenisterie-architecturale/actualite-33-la-grande-bibliotheque-de-montreal-un-defi-hautement-technique.cfm">chambres de bois</a> qui composent l&#8217;architecture de la bibliothèque.</p>
<p>J&#8217;ai eu l&#8217;occasion de repenser à tout cela l&#8217;automne dernier, lors d&#8217;une séance de design participatif à laquelle j&#8217;avais été invité, pour un projet de nouvelle bibliothèque dans un arrondissement montréalais. La question du mobilier a été abordée, en particulier sous l&#8217;angle de la nécessaire flexibilité de l&#8217;aménagement intérieur. Mais aussi, avec la croissance des habitudes de lecture de livres numériques, on peut prévoir une diminution progressive des livres physiques, et donc du rayonnage. Comment les bibliothèques s&#8217;adapteront-elles à cette évolution, dont l&#8217;importance et la rapidité sont imprévisibles?</p>
<p>Sans doute inspiré par <a href="http://www.infogramme.org/index.php/2011/12/23/the-ultra-flexible-library/">The Uni</a>, j&#8217;ai proposé que l&#8217;on développe un concept de tablettes emboîtables. En décomposant ainsi le mobilier, on se donne un degré de liberté supplémentaire: la hauteur des bibliothèques peut diminuer ou augmenter dans le temps&#8230; et dans l&#8217;espace, permettant un aménagement à la fois flexible et dynamique.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3288" title="Bibliothèque modulaire" src="http://www.infogramme.org/wp-content/uploads/2012/01/bibmodulaire.png" alt="" width="600" height="436" /></p>
<p>Je n&#8217;ai pas la prétention d&#8217;avoir inventé le concept de bibliothèque modulaire: il en existe déjà <a href="http://www.google.ca/search?q=modular+shelving&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;hl=fr&amp;tbm=isch&amp;source=og&amp;sa=N&amp;tab=wi&amp;ei=BjgLT9KRFILy0gHzvumqBA&amp;biw=1263&amp;bih=783&amp;sei=CDgLT53BFOje0QHrpfC_AQ">de toutes les sortes</a>, par exemple <a href="http://treetothee.com/modular_shelves.html">celle-ci</a> que je trouve très bien. L&#8217;idée est d&#8217;adapter et déployer ce modèle en bibliothèque, et d&#8217;en profiter pour créer des meubles plus fonctionnels et esthétiques.</p>
<p>Dans le contexte d&#8217;une bibliothèque, on pourrait doter chaque tablette d&#8217;une puce RFID à laquelle on assignerait un numéro correspondant à sa position dans la séquence. Ainsi, chaque tablette connaîtrait celle qui la précède et celle qui la suit, ce qui permettrait de les agencer rapidement dans le bon ordre. Ceux qui font de la mise en page verront un parallèle avec les <a href="http://help.adobe.com/en_US/InDesign/6.0/WSa285fff53dea4f8617383751001ea8cb3f-6f99a.html">boîtes de textes liées entre elles</a> qui permettent au contenu de circuler de manière fluide.</p>
<p>Enfin, dans les bibliothèques où les <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Radio-frequency_identification#Libraries">livres sont dotés de puces RFID</a>, on pourrait imaginer que les tablettes disposent de capteurs leur permettant essentiellement de <em>connaître leur contenu</em>. Sur un petit écran disposé sur le côté, on pourrait afficher automatiquement l&#8217;intervalle des cotes Dewey correspondant aux livres présents sur la tablette. Ayant cela en place, on pourrait même se passer complètement de l&#8217;étiquetage sur la reliure des livres, réglant de ce fait même une autre abomination esthétique!</p>
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		<title>Espaces physiques et pratiques émergentes</title>
		<link>http://www.infogramme.org/index.php/2012/01/02/espaces-physiques-et-pratiques-emergentes/</link>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2012 18:23:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Audette-Chapdelaine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives de BBF]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèques]]></category>
		<category><![CDATA[Coworking]]></category>
		<category><![CDATA[Espaces émergents]]></category>
		<category><![CDATA[Fab Labs]]></category>
		<category><![CDATA[Living Labs]]></category>

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		<description><![CDATA[Article publié dans le Bulletin des Bibliothèques de France (t. 56, n° 6), dans le cadre du dossier spécial L&#8217;avenir des bibliothèques : vues d&#8217;ailleurs. De nouveaux modèles d&#8217;espaces publics, bien ancrés dans l’espace physique, ouverts sur la communauté et favorisant la collaboration, l&#8217;apprentissage et la créativité, sont en émergence partout dans le monde. En [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><em>Article publié dans le Bulletin des Bibliothèques de France (<a href="http://bbf.enssib.fr/sommaire/2011/6">t. 56, n° 6</a>), dans le cadre du dossier spécial </em>L&#8217;avenir des bibliothèques : vues d&#8217;ailleurs<em>.</em></p>
<p>De nouveaux modèles d&#8217;espaces publics, bien ancrés dans l’espace physique, ouverts sur la communauté et favorisant la collaboration, l&#8217;apprentissage et la créativité, sont en émergence partout dans le monde. En parallèle, des initiatives citoyennes de partage de connaissances s’organisent dans nos cafés et nos salles de spectacles, de manière tout à fait autonome des institutions publiques comme les administrations municipales et en particulier, les bibliothèques.</p>
<p>À travers quelques exemples concrets observés à Montréal, nous remarquons plusieurs points communs entre toutes ces initiatives, et nous y voyons de formidables opportunités pour les bibliothèques publiques en milieu urbain.</p>
<h3><em>Église Saint-Marc, rue Beaubien, mai 2011</em></h3>
<p>«Le Mandalab se veut un espace ouvert. Ouvert aux usagers, aux communautés. Un espace ouvert au coeur d’une culture ouverte, et qui invite à être partie prenante du mouvement des biens communs.» C’est ainsi que débutait, le 5 mai dernier, un discours de Monique Chartrand, directrice générale de Communautique, qui consultait sa communauté autour du projet de Mandalab. Communautique offre depuis 10 ans des formations visant à réduire la fracture numérique au Québec, et traverse présentement un virage important. L’organisme réoriente sa mission vers celle de la participation citoyenne et le développement de technologies sociales, et participe ainsi au mouvement mondial des biens communs. Communautique accompagnait jadis les citoyens dans leur <em>apprentissage</em>. Elle les accompagnera désormais dans leur <em>participation</em>. La transition est significative.</p>
<p>Le Mandalab est un des nombreux projets de «livings labs», actuellement en discussion à Montréal. Bien implantés en Europe à travers le European Network of Living Labs (ENOLL), les laboratoires vivants outillent et connectent citoyens,  entreprises et chercheurs autour de projets à visée sociales. Ces projets, ce sont les citoyens qui les proposent et qui les développent, avec le soutien de la communauté.</p>
<p>Les livings labs ne sont pas des bibliothèques, bien qu’ils soient riches en informations et en connaissances, et qu’il s’agissent de véritables lieux d’apprentissage, d’inclusion et de développement des compétences pour tous. Ce ne sont pas des centres communautaires, bien qu’ils permettent aux citoyens d’agir localement et collectivement. Et ce ne sont pas des centres de recherches, bien que des chercheurs, généralement des anthropologues, y mènent de nombreux projets.</p>
<h3><em>ECTO, rue Roy, juin 2011</em></h3>
<p>«Je fais partie de ces nouvelles générations de travailleurs. Ceux qui travaillent dans le confort de leur appartement, gèrent leur emploi du temps en fonction de la météo et de leur envies, et retrouvent dans les Facebook et autres Twitter un regain de relations sociales.» affirmait Aurélie Blanwalhin au moment de son adhésion à la coopérative ECTO. «La coopérative, c’est d’abord un espace d’échange et de partage où les membres s’entraident joyeusement, dans une ambiance qui, parfois, frôle l’euphorie créative. C’est le mix parfait de l’individualisme nécessaire à l’épanouissement personnel et de ce besoin vital de solidarité qui caractérise <em>l’homo modernus</em>.»</p>
<p>ECTO est un des trois principaux espaces de coworking à Montréal. Il propose à ses membres, principalement des travailleurs autonomes, un grand espace ouvert meublé de tables de travail, et offrant un coin cuisine, un salon et une salle de réunion. Il s’agit d’un espace flexible qui peut être rapidement réaménagé en fonction de l’achalandage, et qui accueille fréquemment des événements de toutes sortes.</p>
<p>Le mouvement des coworking, directement lié à l’éclatement des modèles de travail et fortement influencé par la culture numérique qui valorise la collaboration, est né à San Francisco au tournant du millénaire. Aujourd’hui, on en dénombre plus de 400 sur tous les continents, et il est apparent que la demande pour ce type d’espace excède l’offre. À Montréal, de nombreux autres projets sont en discussion.</p>
<p>Mais attention, il ne s’agit pas simplement de bureaux partagés. «Un espace de coworking est une communauté.», écrit Patrick Tanguay, cofondateur du premier coworking à Montréal, Station C. «Sans cet aspect on se retrouve rapidement avec, au mieux, quelque chose ressemblant plus à un centre d’affaire, au pire avec un espace vide.»</p>
<p>Patrick Tanguay a aussi noté le lien à développer entre les bibliothèques et les coworkings. «Le café remporte la palme du travail hors de la maison que les bibliothèques auraient pu occuper» remarquait-il en 2010.</p>
<p>Les espaces de coworking ne sont pas des cafés, même s’ils offrent une ambiance décontractée, et que la machine à espresso y joue inévitablement un rôle central. Ce ne sont pas non plus des bibliothèques, même s’il s’agit d’espaces de rencontre et d’événements, ouverts sur la communauté, qui valorisent l’échange et le partage de connaissances.</p>
<h3><em>Usine C, avenue Lalonde, mars 2011</em></h3>
<p>«Un Fab Lab est un atelier ouvert au public offrant une collection de ressources libres et variées pour fabriquer ses propres objets.» explique Guillaume Coulombe, porteur et instigateur du mouvement au Québec. «Le Fab Lab est un lieu d’entraide et d’apprentissage. Chacun peut y concrétiser son idée d’objet, simple ou intelligent, pour répondre à un besoin personnel ou collectif.»</p>
<p>Les laboratoires de fabrication, ou fab labs, sont des ateliers ouverts à tous citoyens, qui pourront utiliser, au besoin sous la supervision d’un responsable, un ensemble d’outils que l’on retrouve habituellement en milieu industriel : découpeuses au laser, imprimantes 3D, fraiseuses, et ainsi de suite. L’objectif est d’encourager l’appropriation citoyenne de notre environnement matériel. On se rapproche en ce sens de la philosophie du Do It Yourself (DIY), très forte aux Etats-Unis.</p>
<p>Initié par le MIT à la fin des années 1990, on en dénombre actuellement une centaine, et le mouvement est depuis un an en plein essor en France et au Québec. Reliés par des écrans de téléprésence, ces espaces invitent à de nombreuses opportunités de collaboration entre des communautés éloignées. Il n’est pas rare que deux équipes, par exemple une en Afrique et l’autre en Europe, participent à distance à des projets, tout en s’enseignant mutuellement certaines techniques.</p>
<p>Les adeptes de fabrication numérique possèdent également leurs propres «catalogues documentaires». Leurs collections, ce sont des plans et des modèles 3D d’objets mis en commun sur des sites tels que Thingiverse, que chacun peut ensuite imprimer localement, adapter et perfectionner. Besoin d’une lampe de poche ? Pas de problème, voici comment le fabriquer. Dans le domaine des objets physiques, la bibliothèque numérique à accessibilité universelle est en pleine croissance.</p>
<p>Les fab labs ne sont pas des ateliers d’artistes ou des espaces industriels, car leur accès est ouvert à tous, et la culture des lieux encourage le dépôt dans le domaine public des concepts qui y sont développés. Ce ne sont pas des bibliothèques, bien qu’on y a accès à une formidable collection documentaire, appelée à prendre de l’ampleur dans ce que beaucoup appellent la révolution microindustrielle.</p>
<h3><em>Bar Populaire, boulevard Saint-Laurent, avril 2011</em></h3>
<p>«L&#8217;idée derrière l’UPop Montréal est d&#8217;offrir un accès au savoir, à la connaissance et à la culture à des gens qui d&#8217;emblée, n&#8217;y auraient pas accès. Une fois qu&#8217;on a terminé ses études et que l&#8217;on est sur le marché du travail, s&#8217;inscrire à l&#8217;université ce n&#8217;est pas forcément évident.» expliquait Marianne Di Croce, une des cofondatrices d’UPop, lors d’une entrevue radio.</p>
<p>UPop Montréal est une université populaire lancée en 2010 comme alternative aux bancs d’école, afin de favoriser l’apprentissage dans un cadre décontracté. Aucun frais d’admission, aucune évaluation, aucun diplôme et aucune obligation d’assister aux cours. C’est l’université réduite à l’essentiel, la transmission et le partage de savoirs entre personnes qui ont soif d’apprendre. Les cours, offerts par des bénévoles, varient d’une saison à l’autre, en fonction de l’intérêt des enseignants et bien souvent, des thèmes qui font l’actualité. Les séances se tiennent généralement dans des cafés, des bars ou même des galeries d’art.</p>
<p>Bien que les 4 universités montréalaises offrent toutes des conférences grand public et des programmes de formation continue, ce type d’événements hors les murs des grandes institutions revêt un attrait différent. À Montréal, l’Université Concordia l’a également compris et a développé un programme «L’Université autrement : dans les cafés», qui organise chaque année plusieurs événements – conférences et discussions ouvertes – dans les cafés environnants du campus.</p>
<p>La formation populaire existe depuis des siècles, et en ce sens les universités populaires ne sont pas un modèle réellement nouveau. Toutefois, dans les dix dernières années, en grande partie suite à l’initiative de Michel Onfray, qui a fondé l’Université populaire de Caen, le concept a grandement gagné en popularité.</p>
<p>Les universités populaires ne sont pas des universités : bien souvent, il s’agit d’organismes ou d’associations indépendantes, voire non-incorporées, qui offrent à tous les citoyens un environnement d’apprentissage sans contrainte. Il ne s’agit pas non plus de centres de formations populaires, comme il en existe dans le milieu communautaire et dans de nombreuses bibliothèques. La structure est souple, et ne s’inscrit pas dans une démarche planifiée de développement local. Cette souplesse et cette légèreté, peut-on argumenter, est la clef de son succès.</p>
<h3><em>Salon B, boulevard Saint-Laurent, septembre 2011</em></h3>
<p>« BookCamp Montréal est ouvert à  toutes les propositions d’ateliers et de conférences. Tous sont invités à proposer un sujet afin de favoriser les périodes d’échanges et de discussions.  Chaque atelier thématique dure environ une heure et commence par une présentation d’une quinzaine de minutes, suivi d’échanges informels.» expliquait l’année dernière Christian Liboiron, un des organisateurs de BookCamp Montréal, l’anticonférence du livre, de la littérature et du numérique.</p>
<p>L’événement, qui se tiendra de nouveau le 30 septembre 2011, a réuni en 2010 plus de 115 personnes issues de toutes les sphères du milieu du livre, du graphiste au programmeur, et incluant l’auteur et le lecteur (les grands oubliés de l’industrie !). Malgré (ou en raison de) l’absence de programme préétabli, la journée a été propice aux discussions et au débat sur les diverses réalités – légales, économiques, philosophiques, littéraires – propre au milieu du livre.</p>
<p>BookCamp n’est qu’une des dizaines d’anticonférences qui se tiennent chaque année à Montréal, et le phénomène existe dans toutes les grandes villes d’Amérique et d’Europe. Ces événements – et leurs cousins les soirées de micro-conférences comme Pecha Kucha et Ignite – offrent des occasions de rassemblement pour de nombreuses communautés, et en particulier celles liées aux mondes du design et du web, où la formule est très populaire. Le modèle est séduisant parce qu’il court-circuite celui de l’autorité prof-élève afin de créer un contexte où chacun vient pour apprendre et réfléchir ensemble.</p>
<p>Souvent appelés <em>BarCamps</em>, les anticonférences ont initialement été inspirées par l’événement <em>FooCamp </em>organisé par O’Reilly Media en 2003. Depuis, plusieurs modèles et variantes ont vu le jour, mais ces événements ont en commun d’être organisés par une communauté, pour elle-même, et de permettre à tous de prendre le micro.</p>
<p>À Montréal, les anticonférences se tiennent dans des universités, des centres communautaires, des galeries et des théâtres… mais jusqu’à présent, aucune bibliothèque. Le BookCamp se tient dans un salon funéraire, preuve que la recherche d’espace est toujours un problème.</p>
<p>Les anticonférences ne sont pas des universités populaires, car ce sont des événements ponctuels qui offrent une structure qui se veut horizontale. Ce ne sont pas non plus des colloques ou des congrès, car généralement le programme n’est pas connu à l’avance, et le pouvoir n’est pas entre les mains des organisateurs, mais des participants.<strong></strong></p>
<h3><em>Trois perspectives personnelles</em></h3>
<p>Les espaces physiques et les nouvelles pratiques mentionnées dans cet article ont plusieurs points en commun. Ils ont tous été inventés ou sont en forte croissance depuis les 10 dernières années. Il s’agit de modèles reproductibles et adaptables dans un contexte bien précis. Il s’agit de projets qui émergent et reposent sur la communauté, plutôt que d’êtres des initiatives planifiées par des autorités gouvernementales ou privées. Il s’agit d’initiatives qui invitent à la participation des citoyens, au partage et à la démocratisation du savoir. Et enfin, il s’agit d’initiatives qui s’inscrivent dans l’espace physique, à l’échelle locale, tout en tirant profit du numérique comme outil d’organisation et d’animation de communautés.</p>
<p>Ces espaces physiques et ces projets ont également en commun d’être d’importants catalyseurs et générateurs locaux de connaissances. Dans le cas des Fab labs, un processus de documentation, complètement géré par la communauté, existe déjà. Autrement, la connaissance est tacite, évolutive, mais néanmoins transmise, et offerte, en théorie, à l’ensemble des citoyens.</p>
<p>L’ensemble de ces projets ont émergés et opèrent de manière complètement indépendante des bibliothèques publiques, qui pourtant, seraient des alliés naturels dans ce renouveau d’initiatives communautaires destinées à favoriser l’accès au savoir. Sachant cela, quel rôle les bibliothèques et bibliothécaires peuvent-elles jouer ?</p>
<p>La question demeure ouverte, et j’espère qu’elle suscitera de nombreuses discussions. Voici néanmoins trois perspectives personnelles.</p>
<p>On pourrait imaginer que les réseaux de bibliothèques publiques puissent déployer des bibliothécaires en résidence dans les living labs et fab labs. Ces bibliothécaires, pleinement intégrées, pourraient documenter la connaissance qui se construit dans ces espaces, accueillir et initier les citoyens dans leur découverte de cet univers informationnel, et organiser des activités visant à transmettre et vulgariser auprès du grand public la connaissance qui s’y trouve – qu’il s’agisse de projets à visée sociales ou de collection d’objets numériques qui n’attendent que d’être fabriqués.</p>
<p>Ensuite, les bibliothèques pourraient davantage s’inspirer et collaborer avec les espaces de coworking existants, afin de créer dans les bibliothèques des espaces de travail partagé accessibles gratuitement ou à faible coût aux travailleurs autonomes, étudiants, et autres citoyens à la recherche d’un espace convivial et vivant où mener ses projets. Cela dépasse la mise à disposition de tables de travail à ses usagers. Comme l’indiquait Patrick Tanguay, la valeur ajoutée réside dans la communauté, qu’il faut développer et animer. L’ambiance des lieux est certainement aussi une clef du succès, et les cafés sont en ce sens sans doute davantage une source d’inspiration pour les coworkings que les bibliothèque traditionnelles.</p>
<p>Finalement, les bibliothèques sont des lieux tout naturels pour accueillir des événements  tels que les universités populaires et les anticonférences. La bibliothèque publique, dans sa mission de démocratiser l’accès à la culture, à l’information et au savoir, devrait plus activement soutenir les initiatives citoyennes de partage de connaissances. Le problème est que la plupart des bibliothèques sont aménagées de manière à mettre l’emphase sur la collection documentaire et n’ont par conséquent pas l’espace ou les ressources nécessaire pour accueillir de tels événements. Cela, bien sûr, devrait être planifié dans l’aménagement des bibliothèques.</p>
<p>Il n’en demeure pas moins que ces initiatives offrent, dans les villes où elles sont développées, un formidable contexte pour le milieu des bibliothèques. Les opportunités de travailler en partenariat avec des initiatives locales qui, sans être en concurrence, partagent les valeurs et des éléments de mission avec les nôtres, ouvre la voie, peut-être, à de nouveaux modèles de services pour les bibliothèques à l’ère de la culture du partage et de la dématérialisation.</p>
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		<title>The Ultra-Flexible Library</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 20:20:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Audette-Chapdelaine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives d'Argus]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèques]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet article est d’abord paru dans la revue Argus, vol. 40, no. 2 (décembre 2011). The Uni, a new project recently deployed in New York City, revisits the concepts of mobile and hyper-local libraries. The Uni can be anything – a reading room in a park, a few shelves on a boat, a temporary installation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.infogramme.org/index.php/2011/12/23/the-ultra-flexible-library/uni04/" rel="attachment wp-att-2737"><img class="alignnone size-large wp-image-2737" title="Source: Boston Street Lab" src="http://www.infogramme.org/wp-content/uploads/2011/12/uni04-1024x462.jpg" alt="" width="600" /></a></p>
<p style="text-align: right;"><em>Cet article est d’abord paru dans la revue Argus, vol. 40, no. 2 (décembre 2011).</em></p>
<p><a href="http://www.theuniproject.org/">The Uni</a>, a new project recently deployed in New York City, revisits the concepts of mobile and hyper-local libraries. The Uni can be anything – a reading room in a park, a few shelves on a boat, a temporary installation during a festival, a permanent venue under a bridge.</p>
<p>In its physical manifestation, the Uni is a collection of modular shelves. But two other elements – people and programs – compose the Uni and make it a great model and potential source of local good. I asked a few questions to Leslie and Sam Davol, the founders of the <a href="http://www.bostonstreetlab.org/">Boston Street Lab</a>.</p>
<p><strong>I understand Uni is a project of Street Lab, a non-profit organization in Boston and New York. Can you explain Street Lab&#8217;s mission and tell us a little about its other projects?</strong></p>
<p>We founded Street Lab in Boston right after we moved there in 2006 from New York City. Its mission is to create programs for public space. We experiment, and we think this is a useful role for our small organization. We like new ideas/concepts, but we love things put into action so they can be experienced today. We look for &laquo;&nbsp;lighter, quicker, and cheaper&nbsp;&raquo; ways to improve the public realm and provide public resources. We do this work because we are urban dwellers and care deeply about shared public space and shared public experiences.</p>
<p>The work began as a series of small projects right in our neighborhood of Chinatown. It grew out of a kind of impatience we felt with ideas for improving downtown Boston not materializing fast enough for us and our kids living here. We had the impulse to try to get more visible community activity going, and started showing films in a vacant lot in partnership with a local community development organization. This is now an annual event we do called Films at the Gate.</p>
<p>Our second project—the Storefront Library—was much more ambitious, but started in a similar way. After attending a year&#8217;s worth of community meetings to bring back a library to Chinatown, we proposed using an empty storefront to give people the experience of a library, which would help make planning more effective, test alternative visions for a library, and also try a different kind of advocacy strategy. That turned into a four-month installation of an operating library in a vacant storefront, which made 5,000 donated books, daily newspapers, internet access, computers, and a full calendar of programs, available to the public.</p>
<p>Other projects have included presenting a one-day celebration of home movies called Home Movie Day in an underutilized public room on the ground floor of a downtown office building, and Work in Progress, putting dance rehearsals and a writer at work in a storefront. All of our programs have been free and open to the public.</p>
<p>Although these projects were focused on areas downtown Boston, we always thought about our work as addressing issues facing cities more generally. It&#8217;s about trying to carve out space in the urban environment for more types of experiences like Films at the Gate and using a library—experiences that foster public life and connections—right at street level.</p>
<p><strong>How did you get the idea for the Uni? Was it developed with the clear intent to address an identified social need?</strong></p>
<p>We got the idea for the Uni from our Storefront Library project. What struck us most was the impact the space had on people. It was not just about the books. It was about the kind of place it provided—for public gathering, for other organizations, for educational pursuits, for community.</p>
<p>After the storefront closed, we wanted to develop a new project on this model: a small-scale, flexible institution that every urban neighborhood needs, The name &laquo;&nbsp;Uni&nbsp;&raquo; originally stood for &laquo;&nbsp;urban neighborhood institution,&nbsp;&raquo; which we used as a placeholder name during planning and development to encourage ourselves to think of creating a solution from scratch. We kept hitting dead-ends when we thought along the lines of “shrinking” existing institutions like libraries and community centers, which do similar work at a different scale. And, over time, the placeholder name Uni just stuck.</p>
<p>We asked local architects to help us come up with a physical system that would let us provide books, and host and run programs outside, and be easily portable. We decided to test it first in New York City, where competition for street-level space is strong but where there is also a strong collective mission about the city.</p>
<p><strong>I learned about the Uni from a friend who had heard of your project on Kickstarter, a service you used to collect donations from hundreds of people online. How did your use of social media and the web influence or define the project?</strong></p>
<p>Kickstarter is designed for creative projects that have a defined goal. So it was great for promoting and funding the design. But it also meant that the way we introduced the Uni to the world was through the design and structure. A structure alone of course does not make a reading room. You need a team to run it, books, and program. You need someone to secure the sites, build the relationships, and get the insurance. That&#8217;s the institutional side of the Uni that we&#8217;re also building.</p>
<p>Kickstarter forced us to be out there, communicating as much as possible, with as <ins cite="mailto:H%8El%8Fne%20Audette,%20Ogden%20Conseil" datetime="2011-10-12T17:16">many </ins>(relevant) activit<ins cite="mailto:H%8El%8Fne%20Audette,%20Ogden%20Conseil" datetime="2011-10-12T17:16">ies</ins> as possible. Friends posted on Twitter and Facebook, which helped spread the word. All this influenced the project in that it set<ins cite="mailto:H%8El%8Fne%20Audette,%20Ogden%20Conseil" datetime="2011-10-12T17:17">s</ins> a standard for communications going forward.</p>
<p>We also liked the way in which Kickstarter forced us to set a tight 30-day goal which was ambitious and challenging! That&#8217;s not the way nonprofits typically work. We&#8217;re thinking about keeping that going. In fact, we realize we just met our second, 30-day goal since we were funded on Kickstarter: of being on the ground in Lower Manhattan on September 11.</p>
<p><strong>Is the project also backed by more traditional partners, such as governments or organizations such as libraries?</strong></p>
<p>Not yet. A few individuals donated in a more traditional manner, offline. We&#8217;re now looking to fundraise to cover our ongoing costs and the costs of future deployments in other locations around New York City. These costs are pretty minimal compared to brick-and-mortar institutions.</p>
<p><strong>The Uni consists of 144 open-faced cubes that can be assembled to create structures of various forms, with shelf space. What are some of the most original or interesting use cases you have identified?</strong></p>
<p>Hmm. We have just started using it! But we&#8217;d love to install a few cubes on the Staten Island Ferry.</p>
<p><strong>Your first Uni will be tested in NYC this fall. How will this take place? Is the New York Public Library involved?</strong></p>
<p>We just tested it for the first time for one day, yesterday, September 11, at the New Amsterdam Market in Lower Manhattan. The New Amsterdam Market is a public market dedicated to reviving a market district on the East River Waterfront in Lower Manhattan. The founder/operator was game for letting us set up on that day to provide a small reading room for residents in conjunction with the operation of the market.</p>
<p>We&#8217;ve spoken to the NYPL about the Uni, and hope to find ways to support the public library just as we found ways to support the Boston Public Library with our Storefront Library. We&#8217;ve established a partnership with the Brooklyn Public Library for the times when we&#8217;ll be in Brooklyn, and will be exploring what this means in the coming months.</p>
<p><strong>What are the different professional expertise<ins cite="mailto:H%8El%8Fne%20Audette,%20Ogden%20Conseil" datetime="2011-10-12T17:30">s</ins> involved in this first NYC project?</strong></p>
<p>We&#8217;ve got architects and graduate students of architecture who worked on the design and fabrication. We&#8217;ve got library students helping us with books and also serving as volunteer staff for the Uni wherever it will operate. My background is in museum administration, project management, and cultural planning. Sam is a former legal aid attorney.</p>
<p>The Uni draws upon all of these fields and areas of expertise. However, in some ways, what the public sees/experiences could be said to draw most upon Sam&#8217;s experience touring and performing as a musician (he is the cellist for the band The Magnetic Fields). At the end of the day, we think of the Uni as a kind of performance involving books, librarians and educators of all kinds. And ultimately it&#8217;s about affecting the audience and creating an arc of experience.</p>
<p><strong>How will you measure the project&#8217;s success?</strong></p>
<p>Apropos of the response above: by how people feel about it, and how it makes them feel about their neighborhood, their city, and their fellow man! By what it inspires. All pretty difficult things to measure. However, we&#8217;ll also try to measure success in more traditional ways, including, for example, how many patrons we have, how it impacts organizations <ins cite="mailto:H%8El%8Fne%20Audette,%20Ogden%20Conseil" datetime="2011-10-12T17:33">that</ins> use it for street-level programming, and what happens to the sites where it locates after it leaves.</p>
<p><strong>Do you plan to deploy Unis elsewhere, in other cities, or countries? Could we imagine a future where Uni structures would be a widespread component of urban space?</strong></p>
<p>We really want to test it fully first. Although we have already had interest from places ranging from New Orleans to Afghanistan! Part of our vision is to create a solid model that can be replicated in other locations.</p>
<p>We think the Uni will work best as a permanent, familiar resource for a city or neighborhood. Or possibly shared between several neighborhoods with a goal of supporting place<ins cite="mailto:H%8El%8Fne%20Audette,%20Ogden%20Conseil" datetime="2011-10-12T17:36"> </ins>making, civic life, or education. That’s what we intend to test in the first Uni for New York City. But we think lots of places could use a Uni, and 2012 will also be about exploring how to create “blueprints” for replicating the Uni structure, collection and team in other locations. For example, in Boston we’re already looking at creating a Uni that would work in support of “turn-around” public schools. We look forward to more conversations about this as we move forward.</p>
<p><strong>Have you planned a future release of the Uni design? Could it be open-sourced?</strong></p>
<p>Yes, we&#8217;d love to consider that once we test and refine. That is the spirit of the Uni—there should be lots of them and lots of things like it in our cities.</p>
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		<title>The Library as a World Wide Web of Spaces</title>
		<link>http://www.infogramme.org/index.php/2011/09/05/the-library-as-a-world-wide-web-of-spaces/</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Sep 2011 22:46:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Audette-Chapdelaine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives d'Argus]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèques]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet article est d’abord paru dans la revue Argus, vol. 40, no. 1 (août 2011). For their studio project at the California College of Arts last year, architecture students Duncan Young and Bret Walters created a new model for libraries in the information age. Released from the burden of storing actual physical books, large libraries [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/bldgblog/sets/72157623284161853/with/4340131907/"><img src="http://www.infogramme.org/wp-content/uploads/2011/09/wwww.jpg" alt="Ideas for the New City" title="" width="600" class="alignnone size-full wp-image-2330" /></a></p>
<p style="text-align: right;"><em>Cet article est d’abord paru dans la revue Argus, vol. 40, no. 1 (août 2011).</em></p>
<p>For their studio project at the California College of Arts last year, architecture students Duncan Young and Bret Walters created a new model for libraries in the information age. Released from the burden of storing actual physical books, large libraries could become smaller information spaces distributed throughout the urban space. </p>
<p>I asked them a few questions about their <a href="http://www.flickr.com/photos/bldgblog/sets/72157623284161853/detail/">Atomized Library</a> concept. The interview covers questions such as the value of smallness, the &laquo;&nbsp;world wide web of spaces&nbsp;&raquo;, the ever-changing role of librarians, and Montréal!<br />
<strong><br />
I love the idea of very small libraries distributed throughout the urban space. However, in the library world, we still often see very large central libraries amongst a network of medium-size libraries, all of them clearly larger than the atomized library model that you present. Why do you think the idea of very small distributed libraries would be better suited to the information age?</strong></p>
<p>The idea of “atomization” is a recent development that we see all around us. It is the product of an evolution of technology that has enabled a freedom of information that is unprecedented, and hardly tapped in terms of its potential. The role of the library in this context needs to be reconsidered in a way that embraces the new way in which we work, study, and play. As a central institution, the traditional library lacks flexibility and the ability to adapt to a quickly changing landscape of technology and user needs. The atomized library becomes a plural entity; in a sense, the city and the library become indiscernible, the city becomes the library.</p>
<p><strong>I understand this would be a global network of libraries, in contrast with usual regional or municipal networks. What new possibilities do you think a global network of compatible libraries could offer? Could we imagine a &laquo;&nbsp;world wide web of spaces&nbsp;&raquo;?</strong></p>
<p>The Internet is a perfect example of the power we can yield as a society when given the ability to connect across borders, cultures, and classes. If the library becomes a global network of connected spaces, the possibilities are endless. Our project seeks to capitalize on all the potentials inherent in billions of people sharing knowledge through a common system that encourages learning regardless of their location in the world.</p>
<p><strong>Your posters present the notion of algorithmic deployment ”à la Google”. Does it mean that the geographic position as well as the specific services of each space would evolve dynamically to follow changing needs in the local population? Do you think it is possible to develop architectural projects that offer this kind of flexibility?</strong></p>
<p>Our proposal utilizes the power of the algorithm to develop deployment strategies in a constantly evolving dialogue of data. The algorithm would use information such as population size, literacy, economic demographics, etc. to determine the geographic location and specific services of the atomized spaces. The idea is similar to the one used in search engines such as Google; the user determines the outcome. The network becomes user defined, shaped by the constantly evolving population. The architecture of this concept is proposed as one of flexibility with an ease of construction that allows it to manifest within days.</p>
<p><strong>What would be the role of librarians in this network?</strong></p>
<p>There are several layers to this question. In essence we see the role of the librarian expanding and becoming more dynamic. Not only would librarians continue within the more traditional library system (which we do not suggest to eliminate), but there would be new opportunities to specialize in site-specific roles. With digital media, downloading a book or journal is quite automated and would generally not require the physical interactions or one to one communications. However, people being people, there will always be a need for personalized help and direction, especially in research areas. Digitization of the world’s literary resources would vastly expand available resources, and as those resources become available, we see specific expertise needs expanding. That may mean exchanges happen over chat screens or screen sharing, but the knowledge is still being shared on a personal basis.</p>
<p>One of our ideas which has caused some consternation is our ‘librarian’ unit which is the most densely placed installation of our matrix. Some have interpreted this as a computer replacement for a human librarian. On the contrary, it is simply an information center linked to all the ‘spaces’ of the Atomized Library, a type of local mapping system of available sites, activities, and seminars tying together the main libraries, as well as the new Atomized spaces.</p>
<p><strong>Do you think this concept could be applied in today’s world, where most readers still use printed books? Do you see projects like this one happening in the near future?</strong></p>
<p>Yes, we definitely see this being applied in current times. A book being available digitally is a fairly new concept, but a rapidly expanding technology. One only has to look at the new devices such as the iPad or the Kindle sales to see this. Initially, some people might use these devices to only read journals, magazines, newspapers, and current releases, opting for traditional books for either favourite readings, or for larger format book types. However as resources dwindle, we think society will find just how luxurious a printed piece of paper is. Eventually it is inevitable that production quantities will be lowered, and the pricing of printed materials will raise. Not only will this drive people to use the digital editions, but also in the instances where they crave the tactile and physical essence inherent in a book, they will continue to visit the main library branches.</p>
<p><strong>I noticed the use of Montréal on the first poster as an example for algorithmic deployment. Any story to share about the choice of Montréal?</strong></p>
<p>Duncan and I initially investigated three major cities: Sao Paulo, Montréal, and Randstad to see how differing types of urban life would affect our ideas. We used Montréal as a study city for many various factors. Montréal has huge diversity and an acceptance for new ideas while still maintaining strong personal identities within the population. Being one of the older port cities in the Americas, it has unique influences and traditions. We were drawn to the juxtapositions of new and old: decay, tradition, and new vitality all of which are inherent to this city. Each piece of the Atomized Library is an Architecture of opportunity and Montréal has incredibly diverse opportunities to exploit: parks, railways, overpasses, abandoned warehouses, water frontage, and alleys.</p>
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		<title>Tables interactives en bibliothèques</title>
		<link>http://www.infogramme.org/index.php/2010/04/16/tables-interactives-en-bibliotheques/</link>
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		<pubDate>Sat, 17 Apr 2010 03:35:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Audette-Chapdelaine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives de Espace B]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèques]]></category>
		<category><![CDATA[Tables interactives]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet article est paru sur Espace B le 16 avril 2010 La Darien Library, bien connue pour son utilisation des nouvelles technologies en bibliothèques, acquérait en janvier 2010 une table interactive Microsoft Surface. Cet équipement de pointe offrira une expérience interactive nouvelle et riche pour un public bien précis: les enfants. Jon Blyberg, directeur adjoint à l’innovation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: right;"><em>Cet article est paru sur </em><a href="http://espaceb.bibliomontreal.com/2010/04/16/tables-interactives-en-bibliotheques/">Espace B</a> <em>le 16 avril 2010</em></p>
</blockquote>
<p><em> </em>La <a href="http://www.darienlibrary.org/">Darien Library</a>, bien connue pour son utilisation des nouvelles technologies en bibliothèques, acquérait en janvier 2010 une table interactive <a href="http://www.microsoft.com/surface/en/us/default.aspx">Microsoft Surface</a>. Cet équipement de pointe offrira une expérience interactive nouvelle et riche pour un public bien précis: les enfants.</p>
<p>Jon Blyberg, directeur adjoint à l’innovation et à l’expérience utilisateur à Darien Library, <a href="http://www.blyberg.net/2008/12/17/surfacing/">explique</a> les raisons qui ont justifié l’achat d’une table interactive par sa bibliothèque et son installation dans la section jeunesse : «<em>Les enfants vont immédiatement comprendre ce qu’est la table interactive, sans avoir besoin d’explication. Les enfants sont des êtres tactiles. Si on leur donne entre les mains une technologie vraiment fascinante qu’ils n’ont jamais vu, je n’ai aucun doute qu’ils seront non seulement impressionnés, ils seront envahis d’un sentiment de puissance </em>(«they will be empowered»)<em>. Ils ne poseront pas de questions du genre “pourquoi mettre ça dans une bibliothèque”, parce qu’ils savent intuitivement pourquoi.</em>» (ma traduction).</p>
<p><span id="more-2318"></span></p>
<p>Les tables interactives telles que la Microsoft Surface permettent à une ou plusieurs personnes d’interagir de manière tactile avec des contenus numériques affichés sur la surface. Voici un aperçu de ses possibilités, telles que vantées par Microsoft:</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="450" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><embed type="application/x-shockwave-flash" width="450" height="344" src="http://www.youtube.com/v/6VfpVYYQzHs&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Ici, la Surface est laissée entre les mains d’enfants plus qu’enthousiastes:</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="450" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><embed type="application/x-shockwave-flash" width="450" height="344" src="http://www.youtube.com/v/SFIhV2Xru0A&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Bien qu’il s’agisse du modèle le plus connu, la Microsoft Surface n’est pas la seule table interactive sur le marché. Pour vous donner un aperçu des autres modèles, voici d’abord la <a href="http://www.smarttechnologies.fr/index.php?page=smart-table-tactile">Smart Table</a> de Smart Technologies, conçue pour des fonctions éducatives:</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="450" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><embed type="application/x-shockwave-flash" width="450" height="344" src="http://www.youtube.com/v/b_FRmYXtneQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Il y a également la <a href="http://www.feelingthemusic.com/">Social Soundmachine</a>, un produit hollandais qui permet de créer de la musique collaborativement:</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="450" height="253" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><embed type="application/x-shockwave-flash" width="450" height="253" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7557097&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>À noter également le <a href="http://www.ideum.com/products/multitouch/">MT-50</a> de Ideum, qui a été conçu spécifiquement pour le marché des musées. Les tables interactives font toujours l’objet d’avancées technologiques rapides, et leur coût est toujours assez élevé (une Microsoft Surface <a href="http://go.microsoft.com/?linkid=9686805">vaut</a> 12 500 $ CAD). Le récent lancement du <a href="http://www.apple.com/ca/fr/ipad/">iPad</a> contribuera probablement pour beaucoup à populariser l’interaction à plusieurs sur une surface tactile, et accélérer le développement de logiciels conçus pour ce type d’appareil.</p>
<p>Si le sujet vous intéresse, je vous suggère de consulter cette <a href="http://www.interactiondesignblog.com/2009/05/interactive-table-concepts/">recension de différents modèles de tables interactives</a>. Aussi, n’hésitez pas à partager vos trouvailles ou poser vos questions dans les commentaires.</p>
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		<title>Le coworking: un modèle d&#8217;avenir pour les bibliothèques?</title>
		<link>http://www.infogramme.org/index.php/2010/02/25/le-coworking-un-modele-davenir-pour-les-bibliotheques/</link>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 02:27:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Audette-Chapdelaine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives de Infogramme]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèques]]></category>
		<category><![CDATA[Coworking]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.flickr.com/photos/patrick/3508745040/"><img title="Source: Flickr/CC/inevernu" src="http://www.infogramme.org/wp-content/uploads/2010/02/coworking.jpg" alt="" width="600px;" /></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/patrick/3508745040/"><img title="Source: Flickr/CC/inevernu" src="http://www.infogramme.org/wp-content/uploads/2010/02/coworking.jpg" alt="" width="600px;" /></a></p>
<p>Ça fait longtemps que je reporte l&#8217;écriture de ce billet, comme c&#8217;est souvent le cas avec les sujets plus importants que je veux aborder. (Mon <a href="http://www.infogramme.org/index.php/2010/02/22/la-contraction-des-files/">billet précédent</a> n&#8217;en faisant pas partie!) Je lance aujourd&#8217;hui une discussion qui, je l&#8217;espère, rejoindra autant la communauté des bibliothèques que celle du coworking (on dit également cotravail, mais pour les besoins du billet, je vais conserver le terme généralement associé au mouvement).</p>
<p>Tout d&#8217;abord, quelques observations:</p>
<p><strong>Les cafés sont des lieux populaires auprès des travailleurs indépendants et des étudiants</strong></p>
<p>Je n&#8217;ose pas dire «plus populaires que les bibliothèques» car je n&#8217;ai trouvé aucune étude sur la question, mais de mes propres observations, les bibliothèques ne sont pas la destination de prédilection pour une majorité d&#8217;étudiants et de travailleurs indépendants qui veulent passer la journée à travailler à l&#8217;extérieur de chez eux. <a href="http://ruemasson.com/"></a></p>
<p><a href="http://ruemasson.com/">RueMasson.com</a>, un tout nouveau site Web qui célèbre le quartier du vieux Rosemont à Montréal, publiait il y a quelques jours un billet intitulé <em><a href="http://ruemasson.com/?p=730">Enquête : les meilleurs endroits où travailler avec son ordinateur</a></em>. Leurs critères d&#8217;évaluation sont assez révélateurs: ambiance, nourriture, service, internet et prises de courant, confort. En d&#8217;autres mots, si on veut passer la journée à travailler, on cherche une ambiance agréable, on veut pouvoir manger sur place et boire son café, sans devoir quitter sa table et transporter son ordinateur et ses livres. J&#8217;ajouterais qu&#8217;on veut également pouvoir arriver très tôt, partir très tard, travailler en groupe, parler au téléphone, etc. Tant de choses souvent difficiles, parfois interdites, dans la plupart des bibliothèques publiques; et pas toujours optimales dans les cafés non plus.</p>
<p>Pendant mes années d&#8217;étudiant et de travailleur autonome, j&#8217;ai constamment été, comme beaucoup de mes collègues, à la recherche de l&#8217;espace de travail idéal. Chez moi: trop de tentation à la procrastination, trop solitaire, et envie de changer d&#8217;air. Bibliothèque: heures d&#8217;ouvertures trop restreintes, obligation de se déplacer pour manger, ambiance parfois austère. Cafés: obligation de consommer, difficulté de se concentrer. Ce sont néanmoins les cafés, qui, généralement, remportaient la mise. On n&#8217;a qu&#8217;à entrer dans une Brûlerie St-Denis ou un Starbucks pour noter l&#8217;ampleur du phénomène.</p>
<p><strong>À l&#8217;ère du numérique, les bibliothèques sont appelées à jouer de nouveaux rôles</strong></p>
<p>Ce n&#8217;est une nouvelle pour personne: le modèle traditionnel des bibliothèques n&#8217;est plus tout à fait en phase avec les pratiques d&#8217;accès à l&#8217;information d&#8217;aujourd&#8217;hui. Ce que sera le nouveau modèle &#8212; ou plutôt, les nouveaux modèles &#8212; de la bibliothèque à l&#8217;ère du numérique laisse place à de nombreuses, intéressantes et pertinentes discussions dans le monde de la bibliothéconomie.</p>
<p>J&#8217;ai déjà parlé dans ce blogue du concept de <a href="http://www.infogramme.org/index.php/2009/09/15/troisiemes-lieux-design-experience-sociale/">troisième lieu</a>, au sujet duquel je vous conseille vivement la lecture de la thèse de Mathilde Servet, <a href="http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/notice-21206"><em>Les bibliothèques troisième lieu</em></a>. Dans sa thèse, elle observe un nouveau modèle de bibliothèque émerger: de véritables espaces publics pour la collectivité, des centres culturels et communautaires qui, après le lieu de résidence et le lieu de travail, deviendraient ainsi le troisième espace social des citoyens. Au Royaume-Uni, au Pays-Bas et en Scandinavie, les bibliothèques ont déjà pris ce virage avec des projets innovateurs comme les «<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Idea_Store">Idea Store</a>». En multipliant les programmes d&#8217;animation et de médiation de la lecture, et en faisant des bibliothèques des lieux de plus en plus animés, on se dirige dans cette direction au Québec également.</p>
<p>Je propose que l&#8217;on considère également les bibliothèques comme des <em>deuxième</em> lieu, à l&#8217;intention de ceux qui n&#8217;en ont pas. La bibliothèque deuxième et troisième lieu: un espace social de travail et un lieu d&#8217;échange des connaissances dans la communauté.</p>
<p><strong>Les bibliothèques sont naturellement des lieux de partage de connaissances<br />
</strong></p>
<p>Quel est le rôle des bibliothèques, sinon de garantir à tous les citoyens un accès gratuit à la connaissance et à la culture? Si on admet que les centres culturels, lorsqu&#8217;ils existent, jouent le rôle de démocratiser certains arts en organisant expositions et spectacles gratuits, il reste aux bibliothèques de garantir un accès à la culture littéraire, à la culture scientifique, et&#8230; à «la connaissance». La connaissance des citoyens d&#8217;une ville est énorme, et elle se transmet souvent mieux par des échanges entre individus que par la lecture de documents écrits, qui ne contiennent qu&#8217;une partie de toute la connaissance en grande partie <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Connaissance_tacite">tacite</a>.</p>
<p>Il m&#8217;apparaît naturel que les bibliothèques revendiquent le mandat de servir d&#8217;espaces d&#8217;échange de ces connaissances, en accueillant des événements qui ont de toutes manière déjà lieu, mais ailleurs (en ayant parfois de la difficulté à trouver un endroit, cela dit). Ces événements sont des occasions de rencontre entre les membres d&#8217;une communauté, et parfois même des occasions de développement de nouvelles connaissances. Leur simple existence témoigne de la vitalité de notre «société du savoir».</p>
<p>À Montréal, comme dans plusieurs autres grandes villes (mais Montréal est particulièrement dynamique à ce niveau), on ne compte plus le nombre d&#8217;événements du type «<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/BarCamp">barcamp</a>» qui se tiennent chaque mois, organisés par des bénévoles passionnés et impliqués dans leurs communautés respectives, qui échangent beaucoup en ligne mais qui comprennent l&#8217;importance de discuter et de se rencontrer physiquement. À ma connaissance, aucun de ces «camp» ne s&#8217;est déroulé dans une bibliothèque, alors que de nombreux se déroulent dans des espaces de travail de type «coworking», que je décrirai plus loin.</p>
<p>Pour suivre encore un peu l&#8217;actualité montréalaise, un groupe de personnes <a href="http://mur.mitoyen.net/events/index.php?com=detail&amp;eID=9543">développent actuellement le projet Upop Montréal</a>, une <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_populaire">université populaire</a> qui prévoit débuter ses activités à l&#8217;automne 2010, et qui offrira des cours ouvert à tous, à l&#8217;extérieur du modèle académique traditionnel. Comme les autres événements mentionnés, il s&#8217;agit d&#8217;une initiative purement bénévole, probablement non subventionnée et sans modèle d&#8217;affaire sinon trouver des commanditaires pour absorber les coûts. La philosophie n&#8217;est pas de faire de l&#8217;argent, mais de partager des expériences, diffuser des connaissances, rencontrer des personnes enrichissantes. Il me semble que ce type d&#8217;activité devrait naturellement être accueilli par des institutions dont la vocation est la circulation des connaissances dans la communauté. Les bibliothèques en font partie.</p>
<p><strong>Le mouvement du «coworking» à la rescousse</strong></p>
<div style="text-align: right; margin-bottom: 13px;"><em>«Did you know that there is a global community of people dedicated to the values of Collaboration, Openness, Community, Accessibility, and Sustainability in their workplaces?»</em> &#8212; <a href="http://coworking.com/">coworking.com</a>.</div>
<p>14% des travailleurs québécois sont des travailleurs indépendants, selon <a href="http://emploiquebec.net/publications/pdf/00_imt_cc2009.pdf">Emploi Québec</a>, et, contrairement à la croyance, ce taux serait relativement stable depuis 20 ans. Mais si le nombre de travailleurs indépendants n&#8217;a pas significativement augmenté, on a pendant cette période vu l&#8217;arrivée du Web et l&#8217;émergence d&#8217;une forte culture participative. Peut-être le mouvement des coworking est-il issu de cette culture?</p>
<p>«<a href="http://www.flickr.com/photos/hillaryandanna/1343675666/">Working alone sucks</a>» ont commencé à proclamer travailleurs de partout, dès 1999. Un mouvement est né. <em>«A movement to create a community of cafe-like collaboration spaces»</em>, comme le décrit le blogue <a href="http://blog.coworking.info/">coworking.info</a>. Des espaces de travail conviviaux, des foyers de collaboration. Des lieux qui sont, justement, à la fois des deuxième lieu (lieu de travail) et des troisième lieu (lieu de vie citoyenne).</p>
<p>À Montréal, le premier espace de coworking est <a href="http://station-c.com/">Station C</a>, fondé en 2008 par <a href="http://www.danielmireault.com/blog/">Daniel Mireault</a> et <a href="http://i.never.nu/">Patrick Tanguay</a>. Dans son <a href="http://station-c.com/a-propos/manifeste-collectif">manifeste</a>, on peut lire que «<em>La Station C est un espace de travail qui encourage la collaboration, l&#8217;esprit de communauté, et les heureuses surprises. Nous offrons un point de rencontre aux créateurs et aux innovateurs, qu&#8217;ils soient entrepreneurs, travailleurs autonomes, geeks, designers, rédacteurs, artistes ou activistes. La Station C appartient au mouvement international du co-travail, qui vise à réunir les avantages d&#8217;un bureau, d&#8217;un café, d&#8217;un salon, d&#8217;un incubateur d&#8217;entreprises, et d&#8217;un lieu public</em>.»</p>
<p>Puis est apparu en 2009 la coopérative <a href="http://ecto.coop">ECTO</a>. <a href="http://ecto.coop/coop">On peut lire</a> sur son site que «<em>ECTO réunit un ensemble d’individus mus par le désir de mettre en place une nouvelle forme d’organisation du travail, adaptée à la réalité économique du XXIe siècle. S’appuyant sur le modèle des coworking spaces (un mouvement en plein essor), la coopérative ECTO offre à ses membres un espace collectif de travail et d’échanges qui permet de nourrir le travail des uns et des autres, tout en contribuant à leur mieux-être, et en encourageant la synergie entre les personnes qui travaillent dans des domaines distincts.</em>»</p>
<p>Ces espaces montréalais s&#8217;inscrivent dans la communauté grandissante des coworking dans le monde [<a href="http://maps.google.com/maps/ms?ie=UTF8&amp;hl=en&amp;om=1&amp;source=embed&amp;s=AARTsJrnA1iB_oa_K0b178X9JMKmOH8nvQ&amp;msa=0&amp;msid=106781626613503194308.00043ae28812f6044bed3&amp;ll=41.508577,-98.4375&amp;spn=168.036563,360&amp;z=1">carte</a>]. C&#8217;est une <a href="http://wiki.coworking.info/Interested">communauté</a> transparente et ouverte, toujours prête à aider les nouveaux projets: «<em>500+ people from around the world, working together on this. There is no central organization, only leagues of interested individuals, making these spaces happen.»</em></p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce que les bibliothèques ont à voir là-dedans?</strong></p>
<p>Si on peut aisément voir dans les bibliothèques le mandat de servir de lieux d&#8217;accès à la connaissance pour tous, il n&#8217;est pas aussi simple de justifier qu&#8217;elles devraient également servir d&#8217;espaces de travail quotidiens pour un ensemble de travailleurs indépendants. Pourtant, la demande est certainement là.</p>
<p>Il ne serait pas difficile de remplir des bibliothèques de pigistes, graphistes, programmeurs, écrivains, étudiants et autres travailleurs qui, plus souvent qu&#8217;autrement, travaillent de chez eux. On créerait certainement de la sorte de véritables pôles d&#8217;activité, d&#8217;où émaneraient certainement de nombreux projets et des collaborations entre travailleurs aux horizons divers. La bibliothèque comme pôle d&#8217;innovation: pourquoi pas? Mais cela se fera à condition que les bibliothèques participantes soient conçues et gérées à cette fin, qu&#8217;elles soient animées d&#8217;une vitalité créative, bref, d&#8217;une véritable «ambiance de café», pour reprendre l&#8217;expression du mouvement.</p>
<p>Enfin, pour conclure, je dois préciser que l&#8217;idée que j&#8217;avance ici n&#8217;est certainement pas que les bibliothèques publiques fassent compétition au coworking&#8230; mais plutôt qu&#8217;elles joignent le mouvement! Et l&#8217;idée n&#8217;est pas non plus que toutes les bibliothèques adoptent ce modèle, mais que certaines, stratégiquement localisées, soient planifiées afin de répondre à ces besoins spécifiques. Pourra-t-on encore parler de bibliothèques? Là n&#8217;est pas la question. Si le terme peut ne pas sembler le plus approprié, l&#8217;institution qu&#8217;il y a derrière est, à mon avis, toute indiquée pour jouer ce rôle.</p>
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		<title>La recherche visuelle au service des bibliothèques</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Dec 2009 03:33:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Audette-Chapdelaine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives de Espace B]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèques]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet article est paru sur Espace B le 8 décembre 2009 Les appareils mobiles les plus perfectionnés d’aujourd’hui (iPhone, Blackberry, Android et autres), dont les technologies seront la norme de demain, sont dotés d’appareils photo, de GPS et de boussoles. Couplez cela à un accès haute vitesse à toutes les données des centres de données et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: right;"><em>Cet article est paru sur </em><a href="http://espaceb.bibliomontreal.com/2009/12/08/la-recherche-visuelle-au-services-des-bibliotheques/">Espace B</a> <em>le 8 décembre 2009</em></p>
</blockquote>
<p>Les appareils mobiles les plus perfectionnés d’aujourd’hui (iPhone, Blackberry, Android et autres), dont les technologies seront la norme de demain, sont dotés d’appareils photo, de GPS et de boussoles. Couplez cela à un accès haute vitesse à toutes les données des <a href="http://images.google.ca/images?hl=fr&amp;rlz=1C1GGLS_frCA329CA329&amp;q=server+farms&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;ei=iXgeS76mDIPmM7P05aAK&amp;sa=X&amp;oi=image_result_group&amp;ct=title&amp;resnum=4&amp;ved=0CCUQsAQwAw">centres de données</a> et aux plus récentes technologies de reconnaissance vocale et visuelle, et nous avons dans la paume de notre main un incroyable outil d’interprétation de l’espace physique.</p>
<p>Ces technologies, et les possibilités qu’elles engendrent, auront certainement des impacts sur nos habitudes de consommation, notamment pour ce qui est du «bouquinage». Concrètement, comme le montre le service<a href="http://www.google.com/mobile/goggles/#book"> Google Goggles</a> <a href="http://googlemobile.blogspot.com/2009/12/mobile-search-for-new-era-voice.html">dévoilé hier</a>, il est déjà possible, en photographiant un livre avec son appareil mobile, de consulter une foule d’information récoltée par Google à son sujet, dont bien sûr les endroits où l’on peut se le procurer.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="340" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="340" src="http://www.youtube.com/v/Hhgfz0zPmH4&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<p>Si j’étais libraire, cela m’inquiéterait. Dans les rayons de ma librairie, d’une seule prise de photo, je pourrai voir si le livre que je souhaite acquérir est moins cher sur Amazon, et d’un autre clic, le commander sur le champ.</p>
<p>Et là, on ne parle même pas des dangers pour la vie privée que la reconnaissance visuelle peut occasionner : une prise de photo, et hop, je connais tout ce qui existe à ton sujet en ligne.</p>
<p>Mais pour les bibliothèques, il me semble que ces technologies offrent des possibilités formidables de faire le lien entre les collections et les utilisateurs. On peut imaginer une application permettant de photographier un document (un livre, un film, un album, que ce soit à la bibliothèque, chez un ami, ou ailleurs) pour instantanément consulter sa disponibilité à la bibliothèque, lire l’évaluation des autres abonnés, etc. Si le livre n’y est pas, la bibliothèque pourrait être aussitôt informée de cette requête non satisfaite et décider de réagir en acquérant le document ou en conseillant l’usager vers d’autres ressources disponibles.</p>
<p>Et vous, quelles idées ces technologies vous inspirent-elles?</p>
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